14 avril 2010
La famille nombreuse (1ère partie)
Une famille nombreuse bien ordonnée est comme un sanctuaire visible : le sacrement du baptême n'est pas pour elle un événement exceptionnel, mais renouvelle plusieurs fois la joie et la grâce du Seigneur. La série des joyeux pèlerinages aux fonts baptismaux n'est pas encore terminée que commence, resplendissante d'une égale candeur, celles des confirmations et des premières communions. A peine le plus petit des enfants a-t-il déposé son petit vêtement blanc parmi les plus chers souvenirs de sa vie qu'apparaît déjà le premier voile nuptial, qui réunit au pied de l'autel parents, enfants et nouveaux parents. Comme des printemps renouvelés, d'autres mariages, d'autres baptêmes, d'autres premières communions se succèderont, perpétuant pour ainsi dire dans la maison les visites de Dieu et de sa grâce.
(Le mariage chrétien, Pie XII)
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11 avril 2010
Au service de la famille
Toutefois, si absorbante que soit l'occupation qui vous tient loin des vôtres une bonne partie de la journée, vous trouverez encore à votre retour, nous n'en doutons pas, la force de rendre à votre compagne de menus services, vous conciliant par là sa reconnaissance. Une reconnaissance bien affectueuse, car il n'échappera point à votre épouse qu'il vous aura fallu, pour l'aider, vaincre la fatigue et un légitime besoin de repos. [...]
Mais la vie de la famille connaît encore des circonstances plus difficiles, des heures mélangées de joies et de douleurs, des temps de peine et d'angoisses, de privations et de larmes : les naissances, les maladies, les deuils. Il s'agit alors de faire davantage. La mère ne pourra point ou ne pourra guère vaquer à ses diverses occupations : il faudra que tous à la maison, jusqu'aux petits, y mettent du leur, dans la mesure de leurs forces. Mais qui donc sera le premier à l'ouvrage, sinon le père, le chef de la famille ? [...]
Ne vous arrêtez point à calculer les peines et les fatigues de votre personne, la générosité de vos efforts, pour les comparer au dévouement de votre épouse. Le véritable amour ne connaît pas de ces calculs ni de ces comparaisons : il se donne, estimant que ce qu'il fait pour la personne qu'il aime n'est jamais assez. [...]
D'où vient à l'époux sa joie, sa fierté de père, sinon de la maternité de la femme ? Pourra-t-il donc jamais oublier les peines et les douleurs de son épouse, les dangers où l'expose la maternité et les sublimes sacrifices alors parfois exigés de la mère ? Et là où l'instinct et l'amour maternels ont tout accepté sans compter, se permettra-t-il, lui, dans son amour d'époux et de père, de marchander son dévouement ?
(Le mariage chrétien, Pie XII)
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31 mars 2010
Les petites vertus du foyer (13ème partie)
La petite vertu de persévérance.
[...] L'important est que dans la poursuite de l'idéal chrétien, vous soyez décidés à vouloir toujours et à recommencer chaque jour.
[...] N'imitons pas le petit enfant qui, après avoir semé des graines dans un coin du jardin, s'impatiente de ne pas voir l'herbe apparaître. [...] Ce n'est pas du jour au lendemain qu'on devient vertueux, et encore moins un saint ; pareille entreprise requiert le travail ininterrompu de nombreuses années. Sachons attendre. [...]
Lorsque vous découvrez que le terme de la perfection est plus loin que vous ne l'aviez supposé, c'est une preuve que vous avancez. En réalité, vous ne vous contentez plus d'une vertu médiocre, ce qui est un signe manifeste de progrès. Par le fait même que vous vous élevez dans le bien, vous placez de plus en plus haut en idéal. [...]
Le progrès s'inscrit rarement comme une ligne droite toujours ascendante, mais plutôt comme une ligne sinueuse, avec ses hauts et ses bas, et qui au total s'élève insensiblement. [...] Persévérer n'implique pas qu'on ne tombe jamais, mais qu'on se relève toujours. [...]
Chaque jour nous pouvons faire un peu mieux : c'est dans ce petit peu de chaque jour que réside le progrès. [...]
Recommencez chaque jour, les yeux fixés sur Jésus, notre modèle et notre secours.
(Les petites vertus du foyer, Georges Chevrot)
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30 mars 2010
Les petites vertus du foyer (12ème partie)
La petite vertu de patience.
Voulez-vous aussi épargner à votre foyer les catastrophes causées par des disputes sans fin, mettez le pied sur l'allumette qui s'enflamme, je veux dire réprimez tout de suite le mouvement d'impatience qui vous ferait prononcer une parole malheureuse ou accomplir un geste maladroit.
Vous me répondrez que le propre de l'impatience est justement de n'être pas réfléchie. Une fois lâché le mot qu'il ne fallait pas dire, impossible de le rattraper. [...] Et des époux, des parents, des enfants vont se causer mutuellement de la peine en s'assenant des choses désagréables qui dépassent leurs pensées et ne correspondent pas à leurs véritables sentiments. Tout cela à cause d'une légère impatience. [...]
Etre patient, c'est conserver l'empire sur soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne se possèdent pas. Si leurs emportements ne sont pas occasionnés par une déficience physique, ils sont l'indice d'une faiblesse de la volonté. [...]
"Appliquez-vous à penser aux autres avant de penser à vous, et vous réprimerez bien des mouvements d'impatience. Dites-vous : ceux que j'aime ont leurs manies et leurs travers qui m'agacent. [...] Mais ceux qui m'entourent ont aussi leurs soucis et leurs ennuis, et peut-être aussi graves que les miens. Qui sait si, au moment où ils me dérangent, ils n'ont pas plus besoin de moi, que je n'ai besoin de ma tranquilité ? Pourquoi vivons-nous ensemble si ce n'est pour nous entraider ? [...] Allons, si je pensais moins souvent à moi et plus souvent aux autres, je me montrerais plus patient." [...]
Nous serons patients si nous savons nous taire et si nous savons attendre. Afin d'apprendre à nous taire lorsqu'il n'est pas expédient de parler, appliquons-nous en tout temps à ne pas parler trop tôt. Laissons les autres achever d'exprimer leurs pensées sans leur couper la parole ; prenons ensuite quelques instants avant de répondre. [...] Puisqu'il faut être deux pour se disputer, la sagesse est de n'être pas le second. [...]
22:12 Publié dans La mère de famille., Le couple., Le père de famille., Les enfants. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, tradition, catholique, foyer, vertu
29 mars 2010
Les petites vertus du foyer (11ème partie)
La petite vertu de diligence.
[...] La vertu de diligence consiste à aimer son travail, à le faire avec entrain, allègrement et de son mieux. [...]
Dieu, vous ne l'ignorez pas, plaça Adam dans le jardin d'Eden pour qu'il l'entretint par son travail. L'homme a été créé pour travailler, sa plus grande joie sera d'inventer dans son esprit, de fabriquer de ses mains, de produire une oeuvre dans laquelle il incarnera sa pensée créatrice. Dieu nous charge de continuer Sa création, qu'Il a laissée volontairement inachevée. Au tour de l'homme d'embellir l'univers. [...]
Il nous plairait de tout voir, de tout apprendre, de pouvoir pratiquer toutes les professions. Hélas ! plusieurs existences n'y suffiraient pas. Mieux vaut ne connaître qu'une science et la bien connaître, réussir dans un art plutôt que d'être médiocre en plusieurs.
Ce qui importe, c'est d'être versé dans toutes les connaissances qu'exige notre état, afin de bien remplir toutes nos fonctions. [...]
Il ne faut omettre les travaux pour lesquels vous éprouvez un peu de répugnance, ni inventer des devoirs supplémentaires qui vous feraient négliger vos devoirs réels.
Enfin, accomplissons toutes nos tâches de notre mieux, afin de ressembler entièrement à Jésus qui a bien fait toutes choses. Se débarrasser d'une besogne n'est pas digne d'un homme qui se respecte, et ceux à qui on présente un travail qui n'est "ni fait ni à faire" sont en droit de penser qu'on les estime peu. Quelqu'oeuvre qu'on entreprenne, il faut vouloir qu'elle soit belle. [...]
Le vrai travailleur ne se préoccupe pas d'avoir fini au plus tôt, il se soucie de produire une oeuvre qui soit "finie", sans défaut, et aussi parfaite que possible. [...] N'abandonnons un ouvrage que lorsqu'il n'y a plus un seul détail à y retoucher. [...]
Heureux ceux qui peuvent s'en aller vers le grand repos, avec la conscience d'avoir accompli et bien accompli l'oeuvre de leur vie !
(Les petites vertus du foyer, Georges Chevrot)
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