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  • Les vertus de la vie conjugale.

    Le Christ à la mère de famille :

     

      La condition d'un bonheur durable est la pratique de la vertu dans la vie des époux comme partout.

       D'où vient que tant de foyers voient leur paix compromise? De ce que l'égoïsme, l'orgueil, la vanité et les autres défauts s'emparent de l'un ou l'autre, le plus souvent des deux à la fois. [...] L'amour qui ne s'alimente pas par des vertus profondes d'humilité, d'oubli de soi, d'abnégation, d'esprit de sacrifice, de patience et de douceur, est bien vite compromis ; c'est la passion qui l'emporte et la passion, c'est la jouissance égoïste pour soi. L'amour est essentiellement l'oubli de soi pour assurer le bonheur de l'être aimé.

       Veux-tu connaître les règles fondamentales de la vie à deux?

     

    Se comprendre.

       Les désaccords naissent au foyer, la plupart du temps, de ce que l'on ne veut pas faire effort pour se comprendre.

       Chercher à se mettre à la place de l'autre, à découvrir les raisons pour lesquelles il a pris une attitude qui surprend, à comprendre le motif de sa peine, de son ennui, c'est une forme très belle de charité, d'amour vrai. Tandis que, habituellement, on se contente de s'opposer l'un à l'autre ! Chacun a ses raisons et chacun les croit meilleures... On s'enferme dans sa tour d'ivoire. On se cramponne à son point de vue. La barrière est dressée... Il faut beaucoup d'abnégation pour ne pas mettre tout de suite son "moi" égoïste en avant...

       Lorsque ton mari rentre le soir harassé de fatigue, fais effort sur toi-même pour oublier tes peines... reste près de lui... appelle-Moi à ton secours... suivant les circonstances, si tu as su le comprendre, tantôt, tu garderas simplement le silence en travaillant près de lui, tantôt tu sauras trouver les mots du coeur qui apaisent.

       Mais qu'il sente qu'il est compris !

     

    Se pardonner.

       Chacun a ses faiblesses. Tu n'en es pas exempte. C'est beaucoup de le savoir. On éprouve de la difficulté à s'en persuader. Cependant, si chacun parvenait à s'en convaincre, que d'occasions de discussions seraient évitées ! [...]

       Lorsque ton mari s'est trompé, ne le harcèle pas de tes reproches ; il y a tant de joie à pardonner. Au fond de tout amour, il faut de la miséricorde, parce que tout amour vrai est une participation à l'Amour Miséricordieux du Père [...].

       Pourquoi prétendre, - comme le font les romanciers, - que l'amour est fait d'illusions? L'amour a besoin de vérité ; ce n'est pas parce que les époux se connaissent meiux qu'ils doivent s'aimer moins. Il faut au contraire que plus ils se découvrent avec leurs faiblesses, plus ils soient prêts à se pardonner... plus alors leur amour se purifiera et se fortifiera...

     

    Se supporter.

       Le mot semble offensant au premier abord. Le devoir du support mutuel reste cependant la règle fondamentale de la paix et du bonheur.

       Mais le mot est plus riche de sens qu'on ne le suppose. Se supporter : cela veut dire porter ensemble le poids de ses défauts, de ses déficiences, de ses misères, pour "se porter ensemble" vers un idéal plus pur et plus grand de perfection. Il y a là comme une invitation permanente à monter plus haut, sans se laisser accabler par les fardeaux de ses fautes ou des croix de la vie.

       Il y a surtout un appel à s'aider pour gravir ensemble les sentiers montants de la vie jusqu'aux sommets où j'attends les deux époux pour leur donner la pleine lumière.

       Il y a enfin, dans cette consigne, toute la belle vertu de patience où il entre un amour si désintéressé, si généreux, si chrétien... un amour vainqueur. La colère est un acte de faiblesse qui se soustrait à l'amour. Celui qui se laisser aller à un mouvement de colère est un vaincu. Les forts sont les patients. "Bienheureux les doux, parce qu'ils possèderont la terre."

     

    Se compléter.

         La Providence paternelle a tout disposé suavement pour que deux époux en s'unissant, se complètent mutuellement. C'est donc que séparés ils sont incomplets.

       Il faut qu'ils le sachent et ne s'en étonnent point. Lorsqu'ils apercevront leurs imperfections, ils n'en seront point surpis. Ils doivent se persuader que ce qui manque à l'un, l'autre doit le posséder, ou doit avoir les moyens de l'acquérir, pour qu'ensemble ils forment un tout, plus proche de Moi, le Divin Modèle.

       Qu'il serait beau de voir deux âmes s'aidant à découvrir leurs déficiences réciproques et à combler leurs lacunes, pour atteindre à la perfection de leur état, tout au moins pour tendre à devenir meilleurs.

       S'imaginer, qu'on possède, soi, toutes les vertus et reprocher sans cesse, à son mari, tous les défauts, c'est le fait de celles qui infatuées d'elles-mêmes et remplies d'une vanité inintelligentes, signe d'une grande médiocrité.

     

    S'estimer.

       L'amour est essentiellement fait d'estime. Pour aimer, il faut estimer, savoir apprécier à sa juste valeur celui à qui l'on donne son amour, - savoir reconnaître ses mérites, ses qualités, sa supériorité.

       L'amour se nourrit de ces mille petites attentions et de ces délicatesses dont la vie quotidienne à deux offre les occasions incessantes et variées.

        Bien sûr, on souhaiterait aussi que son mari sache lui-même reconnaître tout ce que l'on fait pour lui, pour les enfants. Désir bien légitime ! Aussi bien la règle est-elle vraie pour les deux ! Mais le meilleur moyen d'amener un époux à cette juste appréciation des mérites est de savoir soi-même donner, au moment voulu, - par un mot, un sourire, un acte, - l'impression que l'on est fière de son époux et la preuve effective que l'on a vu et compris ses actes bons, ses efforts, ses travaux, ses succès.

       Et puis même si tes actes de dévouement caché n'ont pas été tout de suite découverts par celui pour quitu les avais faits, Quelqu'un les a vu : c'est Moi, ton Jésus... Fais-les, pour être une épouse chrétienne dans toute la force du terme, pour accomplir la volonté du Père.

     

     

    (Maternité, dix méditations pour les mamans. Mgr Guerry, pour les maternités catholiques.)

      

     

  • Psaume 127

       Heureux l'homme qui craint le Seigneur, qui marche dans ses voies!

       Tu te nourris alors du travail de tes mains ; tu es heureux et comblé de biens.

       Ton épouse est comme une vigne féconde dans l'intérieur de ta maison ;

       Tes enfants sont comme de jeunes plants d'olivier autour de ta table.

       Voilà comment sera béni celui qui craint le Seigneur.

       Que le Seigneur te bénisse de Sion! Puisses-tu voir Jérusalem florissante

     tous les jours de ta vie!

       Puisses-tu voir les enfants de tes enfants, et la paix régner dans Israël!

  • Psaume 126

       Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ;

       Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes.

       C'est en vain que vous vous levez avant le jour ; levez-vous après avoir pris

    votre repos, vous qui mangez le pain de la douleur,

       Car Dieu donne le sommeil à ses bien-aimés. C'est un héritage du Seigneur

     que les enfants, une récompense d'en haut que les fruits d'un sein fécond.

       Comme les flèches dans la main d'un guerrier, ainsi sont les fils des exilés.

       Heureux l'homme qui en a selon son désir! Il ne sera pas confondu, quand il

     devra répondre à ses ennemis à la porte de la ville.