Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Sanctification par la vie de mère. (1ère partie)

    C'est par ta vie de mère, c'est dans ta vie de mère que tu dois te sanctifier... Chacun des soins que tu as à donner à ton cher enfant devenu mon petit frère, est une occasion de mérites, donc un accroissement de grâces. Tu me deviens plus semblable et je désire que tu ne fasses plus qu'un avec Moi sous le regard et dans l'Amour du Père.

     

    Depuis 9 mois.

    Le Père à la mère de famille.

     

       Ma fille, je suis heureux que tu m'aies donné un enfant de plus.

     

       Je te l'avais donné par la Création. Car, si ton mari et toi, vous avez, par votre union, formé son corps, c'est moi qui ai animé ce petit être de chair en créant directement son âme.

       Et cela, je l'ai fait depuis le premier moment où s'est formé l'embryon en ton sein. Quelle erreur commettent ceux qui pensent que ce n'est qu'après des mois que vivrait un enfant ! Peux-tu supposer que je te laisserai porter une chair appelée à devenir un être humain sans lui infuser aussitôt l'âme qui la vivifierait ?... Depuis neuf mois, le petit être vivant que tu portes en ton sein, je le tiens dans la vie. Je ne lui ai pas communiqué cette vie, seulement le jour où j'ai créé son âme. Je la lui communique sans cesse. Si je cessais un seul instant de continuer cette création, il n'aurait plus la vie. [...]

     

       Mais voici que depuis le jour de son baptême, tout est changé ! Il est l'objet de mon Amour Infini de Père. Quand tu te penches sur ton enfant avec toute ta tendresse de mère, Je Me penche sur lui, Je l'enveloppe avec toute Ma Tendresse de Père.

       Merci, ma fille, de Me l'avoir consacré !.... Il M'appartient. Il est adopté dans Ma famille divine....

      Pendant ces neuf mois, sais-tu bien que tu l'as formée, cette âme, à l'image de ton âme ? La sienne était comme une cire prête à recevoir l'empreinte du sceau. Le sceau que tu as imprimé en elle, c'est celui de tes pensées, de tes sentiments, de tes désirs. Ce n'est pas seulement du sang de ton corps qu'il est nourri en son petit corps. C'est aussi de la vie intérieure de ton âme qu'il est nourri en son âme. Il n'en a pas eu conscience sans doute. Mais ce n'en est pas moins la pure réalité. L'union est tellement grande entre la mère et son enfant que des vies d'enfants reçoivent pour toujours l'impression des sentiments et des dispositions qui animaient le coeur de leurs mères quand elles les portaient.

       Il n'est sans doute pas, pour une mère, de leçon plus forte de purification que celle-là ! N'avoir que de nobles pensées, de généreux sentiments, des intentions pures pour que l'âme du petit en soit toute pénétrée !....

       Que dirais-tu d'une mère qui, sans s'inquiéter de ces répercussions intimes sur son enfant, se livrerait à tous ses caprices, à toutes ses passions. Elle ferait le malheur futur du fruit de son sein.

       Et, comme ce n'est pas du jour au lendemain qu'une âme de mère atteint la perfection à laquelle elle est appelée, prends la résolution de te perfectionner chaque jour par toutes les occasions de vertus que t'offre ton devoir de mère.

       Ne dis pas que cette perfection est impossible. Ce qui compte, c'est l'effort pour y tendre. Le résultat peut ne pas être obtenu... ne t'en trouble pas ! Ce qui marque dans l'âme de l'enfant, c'est le "pli" que la maman lui imprime par son effort personnel de volonté et de générosité.

     

     

    (Maternité, dix méditations pour les mamans. Mgr Guerry, pour les maternités catholiques.)