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  • Sanctification par la vie de mère. (3ème partie)

    Quand il grandira !

    Le Père à sa fille.

       Pendant de nombreux mois encore, toute ta vie de mère, auprès de ton enfant, va consister dans les soins dévoués que tu prodigueras à son petit corps. Donne-les avec tou ton coeur de mère et cette tâche te paraîtra si naturelle que tu en arriveras à penser qu'elle ne peut être que méritoire et sainte.

       Ma fille, la Vierge Marie, avait-elle de la joie à langer, à nourrir, à bercer, à soigner son petit Jésus ? Tu ne peux pas en douter... Eh bien ! oserais-tu penser qu'elle ne méritait pas, dès ce moment-là pour la Rédemption du monde ? Mets donc dans ton dévouement maternel une allégresse sainte et toute ta vie en sera sanctifiée. D'ailleurs cette tâche te demandera, à certaines heures, de l'abnégation et beaucoup de patience : lorsque les cris de ton petit se feront plus perçants, plus prolongés, plus énervants et qu'à travers eux, dans tes veilles, tes insomnies, tes lassitudes, tu ne découvriras pas tout de suite les causes de ses souffrances. Il ne te servira de rien de te fâcher contre ce pauvre innocent qui n'y peut rien. Mais au contraire, sanctifie-toi par la douceur et la patience ; pratique ces vertus pour sanctifier ton enfant.

       Bientôt, il te faudra commencer ta mission d'éducatrice... très tôt ! dès l'éveil de l'intelligence de ton enfant. Crée, dans ta demeure, une atmosphère religieuse pour que ton enfant la respire constamment : des images, un crucifix, une statuette de la Vierge. Puis, dès que tu le pourras, apprends-lui à joindre ses petites mains, à dire "Jésus" en même temps qu'il t'appellera du doux nom de "maman", à faire sa prière.

       Saisis toutes les occasions pour élever son âme vers Jésus, pas seulement pour faire des "sacrifices", mais aussi pour les joies qu'il goûte... il est très important que tu éveilles de bonne heure en lui, une disposition de grâces envers Moi, afin qu'il n'oublie jamais qu'il reçoit tout de Moi.

       Ta tâche d'éducatrice est noble et belle ; tu dois t'y préparer [...]. On étudie avec beaucoup de soin les conditions d'atmosphère, de climat, de terrain, de lumière, d'irrigation pour la culture des plantes. Or, quand il s'agit de cette plante délicate qu'est l'âme de l'enfant, on se livre à l'improvisation,  on se laisse guider par ses propres impulsions de nature ; on va à l'aventure. C'est l'enfant qui fait les frais de ces expériences malheureuses. On le laisse pousser tout seul, ou on veut le conduire à coups de reproches, de brusqueries, de colère.

       Il faut étudier son tempérament, ses réflexes, ses tendances de nature. Un regard attentif et vigilant de mère les aura bientôt perçus. Il faut savoir comment agir et réagir, pour discipliner les instincts, les caprices, les impressions. [...]

       Surtout, c'est par la vie de ton âme que tu formeras l'âme de ton enfant. Les moindres de tes paroles, de tes réflexions, de tes attitudes auront leur influence sur ton petit. Combien imprudents, les parents qui s'imaginent que les enfants ne comprennent pas, n'observent pas, ne savent pas. Il faut que toi, la mère, tu crées à l'intérieur de ton foyer, un climat de vie chrétienne, d'esprit chrétien.

     

       A quels signes le reconnaître, et par quels moyens le former ?

     

       - A l'occasion d'un événement, montre, par une réflexion, ton esprit de foi, et ta confiance en Ma Providence paternelle, au lieu de prononcer un murmure et de semer la découragement.

       - Ne laisse pas manquer à la charité en ta présence ; donnant toi-même l'exemple par ton attachement à ce signe du vrai chrétien.

       - Ne te laisse jamais aller à critiquer, devant tes enfants, l'autorité, qu'elle soit celle de ton Pasteur, de ton Evêque, du Chef ou celle de ceux qui ont à l'exercer auprès de tes enfants. Le respect de l'autorité est un tout ; en l'ébranlant par tes critiques de ceux qui la détiennent, tu ébranles la tienne. Tu n'obtiendras l'obéissance envers toi, que si tu sais, toi-même, la faire aimer par ton exemple.

       - Sois bonne surtout, inlassablement bonne vis-à-vis des autres, des domestiques, des fournisseurs, des pauvres, de tous, si tu veux inculquer la bonté à tes enfants.

        La bonté n'exclut nullement la fermeté à l'égard des tiens, ce ne serait pas aimer vraiment tes enfants, les aimer pour leur bien, si, sous prétexe de t'épargner une peine, un effort, tu hésitais à faire la remontrance nécessaire et à remettre dans le droit chemin les âmes qui se sont égarées.

        Le véritable amour d'une mère est celui qui veut, à tout prix, le bien de l'âme de ses enfants, leur perfectionnement, leur sanctification. Il y va de leur bonheur, non seulement dans l'Au-delà, mais pour tout leur avenir. Ainsi, tu le vois, c'est en pratiquant toutes les vertus auprès de ton enfant, que tu rempliras ta mission d'éducatrice.

     

     

    (Maternité, dix méditations pour les mamans. Mgr Guerry, pour les maternités catholiques.)