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Coeur à coeur (3ème partie)

   N'est-il pas d'une souveraine importance que deux fiancés s'assurent que leurs vies s'accordent et s'harmonisent parfaitement ? Si l'un des deux est sincèrement, profondément chrétien, et l'autre, ce qui, hélas ! peut arriver, peu croyant ou nullement, peu ou nullement soucieux des devoirs et pratiques de la religion, vous comprenez bien qu'il restera entre ces âmes, malgré leur intime amour, une douloureuse dissonance, qui ne s'harmonisera entièrement que le jour où se réalisera pleinement cette parole de saint Paul : "Le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari." (1 Co 6, 14).

 

   Quand au contraire, dans un foyer, un commun idéal de vie unit déjà les deux époux et qu'il sont l'un et l'autre, par la grâce sanctifiante, enfants de Dieu et temples de l'Esprit-Saint, il devient aisé et doux de se confier mutuellement les joies et les tristesses, les craintes et les espérances, les pensées et les projets concernant l'ordre intérieur de la maison, l'avenir de la famille et l'éducation des enfants : tout cela, l'un et l'autre le rêveront, le prévoiront, le réaliseront dans une intime concorde. Alors, l'amour mutuel et la foi commune dissiperont tout désaccord et se transformeront en force et en secours, lorsqu'il faudra vaincre les doutes et les hésitations d'une timidité naturelle incertaine en ses démarches, ou ces tendances et habitudes d'isolement et de repliement sur soi-même qui sont bien propres à créer et à alimenter un silence mécontent ; et l'on n'hésitera point, en de pareilles circontances, à agir avec la vigueur nécessaire pour cette victoire dont on comprend toute l'importance. Cet amour d'où naît le désir d'une intime fusion de vos vies vous donnera l'ardeur et le courage qu'il faudra pour modifier et adapter vos goûts, vos habitudes, vos préférences et prédilections naturelles selon les besoins de votre union et pour résister aux suggestions de l'égoïsme et de la nonchalence. Tout cela, la Providence de Dieu qui vous a unis, ne le demande-t-elle point à la générosité de votre coeur, à cet esprit de véritable communauté de vie qui fait sien tout ce qui plaît à la personne avec laquelle on vit ? N'est-il pas conforme aux intentions de Dieu sur votre union que vous preniez intérêt à ce qui intéresse votre mari, votre épouse ?

 

 

(Le mariage chrétien, Pie XII)

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