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  • Coeur à coeur (1ère partie)

       A plus d'une reprise, des écrivains renommés ont représenté dans leurs récits, leurs nouvelles ou leurs drames, ce paradoxe parfois tragique : la position morale de deux excellents époux faits pour s'entendre en perfection, et qui n'ont pas su s'ouvrir l'un à l'autre. Ces époux restent dans leur vie commune pour ainsi dire étrangers l'un à l'autre ; ils laissent s'élever et grandir en eux des incompréhensions et des malentendus, qui peu à peu, troublent et menacent leur union et qui souvent les mettent sur le chemin des pires catastrophes. Hélas ! ces conditions morales ne se trouvent pas seulement dans les oeuvres des romanciers : elles se rencontrent, à des degrés divers, dans la vie de chaque jour et même parmi les bons chrétiens. Quelle en est la cause ? Ce sera parfois une sorte de timidité naturelle qui inspire à certains hommes et à certaines femmes une répugnance instinctive à manifester leurs sentiments intimes et à les communiquer à qui que ce soit. Une autre fois, ce sera un manque de simplicité qui naît d'une vanité, d'un orgueil caché, inconscient peut-être. D'autres fois encore, il faudra en chercher la cause dans une éducation défectueuse, excessivement dure et par trop extérieure, qui a habitué l'âme à se replier sur elle-même, à ne pas s'ouvrir et à ne pas se donner, par crainte de se voir blessée en ce qu'elle a de plus profond et de plus délicat.

     

       Et pourtant, bien-aimés fils et filles, cette confiance mutuelle, cette ouverture réciproque des coeurs, cette simplicité de l'un et l'autre à mettre en commun vos pensées, vos aspirations, vos préoccupations, vos joies et vos tristesses, cette confiance est une condition nécessaire, un élément, un aliment même, et substantiel, de votre félicité.

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • L'éducation (5ème partie)

       Mais, dira peut-être quelque mère de famille, les enfants d'aujourd'hui sont si difficiles à gouverner ! Avec mon fils, avec ma fille, il n'y a rien à faire, on ne peut rien obtenir. C'est vrai ; à douze ou quinze ans, beaucoup de garçons et de filles se montrent intraitables. Mais pourquoi ? Parce que, quand ils avaient deux ou trois ans, tout leur fut accordé et permis, tout leur fut passé comme bon. Il y a, il est vrai, des tempéraments ingrats et rebelles ; mais quel petit, fermé, têtu, insensible, cesse en raison de ces défauts d'être votre enfant ? L'aimeriez-vous moins que ses frères s'il était infirme ou estropié ? Dieu vous l'a confié aussi ; gardez-vous de le laisser devenir le rebut de la famille. Personne n'est si farouche qu'il ne s'adoucisse grâce aux soins, à la patience, à l'affection ; bien rare sera la cas où, sur ce terrain rocailleux et sauvage, vous ne réussirez pas à faire naître quelque fleur de soumission et de vertu, pourvu que vous ne risquiez pas de décourager dans cette petite âme orgueilleuse, par des sévérités partiales et déraisonnables, le fond de bonne volonté cachée en elle. Vous dénatureriez toute l'éducation de vos enfants, si jamais ils découvraient chez vous (et Dieu sait qu'ils ont des yeux pour être capables de le faire) des prédilections pour des frères, des préférences dans les faveurs, des antipathies à l'égard de l'un ou de l'autre ; pour votre bien et celui de la famille, il est nécessaire que tous sentent, que tous voient dans vos sévérités pondérés comme dans vos doux encouragements et dans vos caresses, un égal amour qui ne fait pas de distinction entre eux, sinon pour corriger le mal et pour promouvoir le bien ; ne les avez-vous pas reçus également tous de Dieu ?

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • L'éducation (4ème partie)

       Eduquez le coeur. Quels destins, quelles dépravations, quels périls préparent trop souvent dans le coeur des enfants qui grandissent les admirations béates et les louanges, les sollicitudes imprudentes, les fades condescendances de parents aveuglés par un amour mal compris, qui habituent ces petits coeurs volages à voir toute chose se mouvoir et graviter autour d'eux, se soumettre à leurs volontés et à leurs caprices, et greffer ainsi en eux la racine d'un égoïsme effréné, dont les parents eux-mêmes seront plus tard les premières victimes ! Punition non moins fréquente que juste de ces calculs égoïstes qui poussent à refuser à un fils unique la joie de petits frères qui, participant avec lui à l'amour fraternel, l'auraient détourné de penser seulement à lui. [...]

     

       Mais poindra le jour où ce coeur d'enfant sentira en lui de nouvelles impulsions, de nouvelles inclinations qui troubleront le beau ciel du premier âge. Dans cette épreuve, rappelez-vous, ô mères, qu'éduquer le coeur c'est éduquer la volonté, pour qu'elle s'oppose aux pièges du mal et aux embûches des passions ; dans ce passage à la pureté consciente et victorieuse de l'adolescence, votre rôle est capital. Il vous appartient de préparer vos fils et vos filles à traverser avec hardiesse, comme celui qui passe au milieu des serpents, cette période de crise et de transformation physique sans rien perdre de la joie de l'innocence, mais en conservant ce naturel et spécial instinct de pudeur dont la Providence veut entourer leur front, comme un frein imposé aux passions trop portées à dépasser la mesure et à s'égarer. Ce sentiment de pudeur, frère plein de suavité du sentiment religieux, dans sa modestie spontanée, auquel on pense peu aujourd'hui, vous éviterez qu'il soit enlevé à vos enfants par le vêtement, par la façon de s'habiller, par une familiarité peu bienséante, par les spectacles et les représentations immorales ; au contraire, vous le rendrez toujours plus délicat et vigilant, sincère et pur. Vous tiendrez les yeux ouverts sur leurs démarches : vous empêcherez la candeur de leurs âmes de se souiller et de se corrompre au contact de compagnons déjà corrompus et corrupteurs ; vous leur inspirerez une haute estime et un amour jaloux de la pureté, en leur indiquant pour gardien fidèle la maternelle protection de la Vierge immaculée. Enfin, avec votre perspicacité de mères et d'éducatrices, grâce à la confiante ouverture de coeur que vous aurez su infuser à vos enfants, vous ne manquerez pas de chercher et de découvrir l'occasion et le moment où, certaines questions secrètes s'étant présentées à leur esprit, auront produit dans leurs sens des troubles particuliers. Alors, il appartiendra à vous pour vos filles, au père pour vos fils, de soulever - autant que cela vous apparaîtra nécessaire - avec précaution et délicatesse le voile de la vérité ; de donner une réponse prudente, juste et chrétienne à leurs questions et à leurs inquiétudes. Les révélations sur les mystérieuses et admirables lois de la vie, reçues de vos lèvres de parents chrétiens à l'heure opportune dans la mesure qui s'impose et avec toutes les précautions requises, seront écoutées avec respect et reconnaissance : elles éclaireront les âmes des adolescents avec beaucoup moins de danger que s'ils les apprenaient au hasard des rencontres louches, des conversations clandestines, à l'école de compagnons peu sûrs et déjà trop au courant, par le moyen de lectures faites en cachette et d'autant plus dangereuses et pernicieuses que le secret enflamme davantage l'imagination et les sens. Vos paroles, si elles sont dites à propos et prudentes, deviendront une sauvegarde et un conseil au milieu des tentations de la corruption environnante, "une flèche qui est prévue arrive plus lentement".

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • L'éducation (3ème partie)

       N'avez-vous jamais observé ces petits yeux ouverts et interrogateurs, sans cesse en mouvement, qui glissent sur mille objets, se fixent sur celui-ci ou sur celui-là, qui suivent un mouvement ou un geste, qui déjà manifestent la joie et la peine, la colère et l'entêtement, et ces indices des petites passions qui se nichent dans le coeur humain, avant que les petites lèvres aient appris à articuler un mot ? Ne vous en étonnez pas. On ne naît pas, comme l'ont enseigné certaines écoles philosophiques, avec les idées d'une science innée ni avec les pensées d'un passé déjà vécu. L'esprit d'un petit enfant est une page sur laquelle rien n'est écrit dès le sein de la mère : là s'écriront les images et les idées des choses que rencontrent d'heure en heure, du berceau à la tombe, ses yeux et ses autres sens, externes et internes qui, à travers sa vie, lui transmettent la vie du monde. Un irrésistible instinct du vrai et du bien porte "l'âme simplette qui ne sait rien" sur les choses sensibles ; toute cette sensibilité, toutes ces sensations de l'enfant, par le chemin desquelles l'intelligence et la volonté vont lentement se manifester et s'éveiller, ont besoin d'une éducation, d'une instruction, d'une direction vigilante et indispensable pour éviter que ne soient compromis ou faussés l'éveil normal et le fonctionnement régulier de si nobles facultés spirituelles. Dès lors, le tout-petit, sous un regard de tendresse, sur une parole qui commande, devra apprendre à ne pas céder à toutes ces impressions, à discerner avec le développement de sa raison et à dominer la mobilité de ses sensations, à commencer, en un mot, sous la direction et les avertissements maternels, l'étape et le travail de son éducation.

       Etudiez le bambin dans son jeune âge. Si vous le connaissez bien, vous l'éduquerez bien ; vous ne prendrez pas sa nature à rebours ou de travers ; vous saurez le comprendre et céder mais pas mal à propos : les petits enfants des hommes n'ont pas tous en partage un bon naturel !

       Eduquez l'intelligence de vos petits enfants. Ne leur donnez pas des idées fausses ni de fausses raisons des choses ; ne répondez pas à leurs questions,  quelles qu'elles soient, par des badinages ou des affirmations menteuses auxquelles leur esprit se rend rarement ; mais profitez de ces interrogations pour diriger et soutenir, avec patience et amour, leur esprit qui ne désire pas autre chose que s'ouvrir à la possession de la vérité et apprendre à la conquérir par la marche encore naïve des premiers raisonnements et de la réflexion à leurs débuts. Qui saura jamais dire tout ce que tant de magnifiques intelligences humaines doivent à ces lointaines et confiantes questions et réponses de l'enfance, échangées au foyer domestique ?

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • L'éducation (2ème partie)

       Dieu a confié à la femme la mission sacrée et douloureuse, mais aussi source de joie très pure, de la maternité (cf. Jn 16, 21) ; à la mère plus qu'à toute autre personne est confiée la première éducation de tout petit enfant durant les permiers mois et années. Nous ne parlerons pas des hérédités secrètes transmises par les parents aux enfants, qui ont une influence si considérable dans la future formation de leur caractère [...]. Pères et mères, chez lesquels la foi du Christ sanctifie l'amour mutuel, préparez dès avant la naissance du bébé la pureté de l'atmosphère familiale dans laquelle ses yeux et son âme s'ouvriront à la lumière et à la vie ; atmosphère qui imprégnera de la bonne odeur du Christ tous les pas de son progrès moral.

       Vous, ô mères, parce que plus sensibles et aussi tendrement aimées, vous devrez, durant l'enfance de vos bébés, les suivre à tout moment de votre regard vigilant, veiller sur le développement et la santé de leur petit corps, qui est la chair de votre chair et le fruit de votre sein maternel. Songez que ces petits enfants, devenus par le baptême enfants de Dieu par adoption, sont les préférés du Christ et que leurs anges voient la face du Père céleste (Mt 18, 10) : vous aussi, en gardant ces petits, en les fortifiant, en les éduquant, vous devez être d'autres anges qui, en donnant leurs soins et en exerçant leur surveillance, regardent toujours vers le Ciel. Dès le berceau, vous avez à commencer leur éducation non seulement corporelle, mais spirituelle ; parce que si vous ne les éduquez pas, ils s'éduqueront eux-mêmes, bien ou mal. Rappelez-vous que beaucoup de comportements même moraux que vous voyez dans l'adolescent et dans l'homme mûr ont vraiment pour origine les façons et les circonstances de la première croissance physique dans l'enfance ; des habitudes purement organiques, contractées par les tout-petits, deviendront peut-être plus tard un rude obstacle à la vie spirituelle d'une âme. Vous mettrez donc toute votre application à ce que les soins que vous donnez à vos bambins s'accordent avec les exigences d'une parfaite hygiène, de façon à préparer en eux et à fortifier, pour le moment où s'éveillera l'usage de leur raison, des facultés corporelles et des organes sains, robustes, sans déviation de tendances ; voilà pourquoi il est si désirable que, sauf le cas d'impossibilité, la mère nourrisse elle-même son enfant. Qui peut sonder les mystérieuses influences qu'exerce sur la croissance de cette petite créature la nourrice dont elle dépend entièrement dans son développement ?

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • L'éducation (1ère partie)

       [...] Notre pensée émue évoque l'immortel pape Pie XI qui, dans son encyclique Divini illius Magistri du 31 décembre 1929, a traité d'une façon si profonde de l'éducation chrétienne de la jeunesse. Sur ce sujet important, le pape, après avoir sagement déterminé le rôle qui revient à l'Eglise, à la famille et à l'Etat, remarque avec douleur comment, trop souvent, les parents ne sont pas ou sont peu préparés à remplir leur fonction d'éducateurs. [...]

       Il nous est agréable, en cette occasion favorable, de nous adresser particulièrement à vous, chères filles, parce que, dans les mères de famille - et aussi dans les pieuses et compétentes personnes qui les aident -, nous voyons les premières et les plus intimes éducatrices des âmes des petits enfants qui doivent être élevés dans la piété et dans la vertu.

       Nous ne nous arrêterons pas ici à rappeler la grandeur et la nécessité de cette oeuvre d'éducation au foyer domestique ni l'obligation stricte pour une mère de ne pas s'y soustraire, de ne pas l'accomplir à moitié, de ne pas s'y adonner avec néglicence. [...] Mais il ne suffit pas d'avoir la conscience et la volonté d'accomplir ce devoir ; il faut, en outre, se mettre en mesure de bien le remplir.

     

       Aujourd'hui, voyez cette chose extraordinaire que Pie XI déplorait déjà dans son encyclique : "Alors qu'il ne viendrait à l'esprit de personne de se faire subitement, sur-le-champ, sans apprentissage, ni préparation, ouvrier mécanicien ou ingénieur, médecin ou avocat, eh bien ! chaque jour, de nombreux jeunes gens et jeunes filles s'épousent et s'unissent sans avoir pensé un seul instant aux devoirs ardus qui les attendent dans l'éducation des enfants." Pourtant, si saint Grégoire le Grand n'hésite pas à appeler ars artium, "l'art des arts", tout gouvernement des âmes, c'est certainement un art malaisé et laborieux que celui de bien former les âmes des petits enfants, âmes fraîches, flexibles et donc faciles à se déformer par suite d'une impression imprudente ou d'une incitation trompeuse, âmes parmi les plus difficiles et les plus délicates à conduire, âmes sur lesquelles, souvent, plus que sur la cire, une funeste influence ou une coupable négligence sont capables d'imprimer des traces indélébiles et perverses. Heureux ces bambins qui dans leur maman trouvent près de leur berceau un second ange gardien pour leur inspirer le bien et leur en indiquer le chemin ! [...]

     

       C'est dans ce sentiment de femme et de mère que se trouvent toute la dignité et la vénération de la fidèle compagne de l'homme, laquelle est, ainsi qu'une colonne, le centre, le soutien et le phare de la maison familiale. Aussi, sa lumière devient, dans une paroisse, un exemple et un modèle, et s'étend jusque-là où des groupements féminins spéciaux s'en trouvent à leur tour éclairés.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

     

      

  • Le chapelet en famille (5ème partie)

       Rosaire, enfin, de la famille tout entière, rosaire que tous récitent en commun, petits et grands ; qui réunit le soir aux pieds de Marie ceux que le travail de la journée avait séparés et dispersés ; qui les unit, ravivant les souvenirs dans une fervente prière, aux absents et aux disparus ; qui consacre ainsi le lien qui les rassemble tous sous l'égide maternelle de la Vierge Immaculée, Reine du saint rosaire.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

     

     

  • Le chapelet en famille (4ème partie)

       Rosaire du père de famille, de l'homme de travail et d'énergie qui ne manque jamais d'emporter son chapelet avec son stylo et son calepin ; qui, grand professeur, ingénieur renommé, clinicien célèbre, avocat éloquent, artiste de génie, agronome expert, ne rougit point de réciter son chapelet avec une dévote simplicité durant les brefs instants qu'il arrache à la tyrannie du travail professionnel pour aller retremper son âme de chrétien dans la paix d'une église, au pied du tabernacle.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le chapelet en famille (3ème partie)

       Rosaire de la mère de famille, chapelet de l'ouvrière ou de la paysanne, simple et solide, usé par les ans, qu'elle ne pourra prendre en main que le soir peut-être, alors que, bien fatiguée de sa journée, elle trouvera encore dans sa foi et son amour la force de le réciter en luttant contre le sommeil, pour tous les siens, pour ceux surtout qui sont le plus exposés aux dangers de l'âme ou du corps, peut-être tentés ou affligés, ou qu'avec tristesse elle voit s'éloigner de Dieu. Rosaire de la grande dame, plus riche peut-être, mais souvent accablée de préoccupations et d'angoisses plus lourdes encore.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le chapelet en famille (2ème partie)

       Rosaire des enfants, rosaire des petits qui tiennent les grains du chapelet entre leurs doigts mignons encore malhabiles et qui lentement répètent, avec application et effort, mais déjà avec amour, les Pater et Ave que la patience de leur mère leur a enseignés ; ils se trompent, il est vrai, et parfois ils hésitent, ils confondent ; mais il y a dans le regard qu'ils attachent sur l'image de Marie, de celle en qui ils savent déjà reconnaître leur Mère du Ciel, une candeur si pleine de confiance ! Ce sera ensuite le chapelet de la première communion, qui aura sa place bien à lui dans les souvenirs de ce grand jour ; beau souvenir, à condition cependant de rester ce qu'il doit être, non pas un vain objet de luxe, mais un instrument qui aide à prier et qui évoque la pensée de Marie

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le chapelet en famille (1ère partie)

       Rosaire des jeunes époux, que vous récitez côte à côte à l'aurore de votre nouvelle famille, en face de la vie qui s'ouvre avec ses joyeux présages, mais aussi avec ses mystères et ses responsabilités. Il est si doux, dans la joie de ces premiers jours de pleine intimité, de mettre ainsi ses espérances et ses projets d'avenir sous la protection de la Vierge toute pure et toute-puisante, de la Mère d'amour et de miséricorde, dont les joies, les douleurs et les gloires repassetn devant les yeux de votre âme au rythme des dizaines d'Ave Maria, évocation des exemples de la plus sainte des familles.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)