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La fée de la maison (2ème partie)

   N'est-ce pas une vérité ancienne, et toujours nouvelle - vérité qui a son fondement dans la constitution physique de la femme, vérité inexorablement proclamée par les expériences du passé le plus lointain et par les expériences plus récentes de notre époque d'industrialisation effrénée, de revendications égalitaires, de concours sportifs -, n'est-ce pas une vérité que c'est la femme qui fait le foyer et qui en a le soin, et que jamais l'homme ne saurait la remplacer dans cette tâche ? C'est la mission qui lui est imposée par la nature et par son union avec l'homme, pour le bien même de la société. Entraïnez-la, attirez-la hors de sa famille par un de es trop nombreux appâts qui s'efforcent à l'envi de la gagner et de la retenir : vous verrez la femme négliger son foyer, et qu'arrive-t-il sans cette flamme ? L'air de la maison se refroidira ; le foyer cessera pratiquement d'exister et il se changera en un précaire refuge de quelques heures ; le centre de la vie journalière se déplacera pour son mari, pour elle-même, pour les enfants.

   Or, qu'on le veuille ou non, pour celui, homme ou femme, qui est marié et résolu de rester fidèle aux devoirs de son état, le bel édifice du bonheur ne peut s'élever que sur le fondement stable de la vie de famille. Mais où trouverez-vous la vraie vie de famille, sans un foyer, sans ce centre visible et réel où tous puissent se rassembler, et cette vie se retrouver et s'enraciner, se maintenir et s'approfondir, se développer et fleurir ?

[...]

    Qui créera donc peu à peu, jour par jour, le vrai foyer spirituel, sinon celle qui est devenue "maîtresse de maison", celle en qui se confie le coeur de son mari ? Que le mari soit ouvrier, agriculteur, hommes de lettres ou de science, employé ou fonctionnaire, il est inévitable que, la plupart du temps, il exerce son activité hors de la maison ou bien, si c'est à la maison, qu'il s'isole longuement à l'écart de la vie de famille, dans le silence de son étude. Pour lui, le foyer domestique deviendra l'endroit où il ira refaire au terme de son travail ses forces physiques et morales, dans le repos, le calme et la joie intime. Pour la femme, le foyer demeurera l'asile d'amour où s'exerce à peu près toute son activité ; peu à peu, si pauvre que soit cette retraite, elle en fera une maison où l'on vit ensemble dans la joie et dans la paix ; et elle l'ornera, mais pas de meubles ou d'objets d'auberge sans style, sans marque personnelle, sans expression ; elle l'ornera de souvenirs que laisseront sur le mobilier ou que suspendront aux parois les événements de la vie en commun, les goûts et les pensées, les joies et les peines communes, vestiges et signes parfois visibles, parfois presque imperceptibles, mais d'où, avec le temps, le foyer de pierre tirera son âme. Mais ce qui donnera une âme au tout, c'est la main et l'art de la femme qui permettront à l'épouse de rendre attrayants tous les coins du foyer, ne fût-ce que par la vigilance, l'ordre et la propreté, que par le souci de tenir toute chose préparée bien à propos, le dîner pour la restauration des forces, le lit pour le repos. Dieu a donné à la femme plus qu'à l'homme, avec le sens de la grâce et de la beauté, le don de rendre aimables et familières les choses les plus simples, et cela précisément parce que, créée semblable à l'homme pour former avec lui une famille, elle est faite pour répandre le charme et la douceur au foyer de son mari et y assurer une vie à deux féconde et florissante.

(Le mariage chrétien, Pie XII)

Commentaires

  • Je viens de tomber par "hasard" sur votre blog, et je tiens à vous féliciter par ce que vous faites. De plus le livre dont vous faites référence -Le mariage Chrétien de Pie XII- eh bien je suis justement entrain de le lire.
    Que vive la Tradition !

    Bien à vous,

    Edouard (Bas-Rhin)

  • Merci Edouard pour votre commentaire de soutien. Je ne peux que vous féliciter de prendre le temps (denrée rare et précieuse) de lire ce livre dans sa totalité ! Que de grandes grâces reçues à travers ce trésor !!!

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