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  • Le soleil du foyer. (6ème partie)

      Et vous, maris, que Dieu a établis chefs de vos épouses et de vos familles, tandis que vous contribuerez à leur entretien, vous aurez aussi à prêter aide à vos épouses dans l'accomplissement de leur sainte, haute et bien souvent fatigante mission ; vous aurez à collaborer avec elles, l'un et l'autre animés de cette affectueuse sollicitude qui unit deux coeurs en un seul coeur, dans une même force et dans un même amour.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le soleil du foyer. (5ème partie)

       "Mais, dira peut-être l'une ou l'autre d'entre vous, c'est nous demander là une vie de sacrifices !" Certes, votre vie est une vie de sacrifices, mais elle est aussi autre chose. Croyez-vous donc qu'on puisse ici-bas goûter un vrai et solide bonheur sans l'avoir conquis par quelque privation ou renoncement ? Pensez-vous que la pleine et parfaite béatitude du paradis terrestre se rencontre quelque part en ce monde ? Pensez-vous que votre mari ne doive pas, lui aussi, faire des sacrifices, parfois des sacrifices nombreux et lourds, pour assurer un pain honnête à sa famille ? Ce sont précisément ces sacrifices mutuels supportés par chacun des époux et à leur commun avantage qui donnent à l'amour conjugal et au bonheur de la famille leur cordialité et leur stabilité, leur sainte profondeur et cette exquise noblesse qui se manifeste dans le respect mutuel des époux et les élève dans l'affection et la reconnaissance de leurs enfants. Si le sacrifice de la mère est le plus sensible et le plus douloureux, la puissance d'en haut l'adoucit. Par son sacrifice, la femme apprend à compatir aux douleurs d'autrui. L'amour du bonheur de son foyer la garde de se replier sur elle-même ; l'amour de Dieu, qui l'amène à se dépasser, lui ouvre le coeur à toute pitié et la sanctifie.

     

       "Mais, objectera-t-on peut-être encore, la structure sociale du monde moderne pousse un grand nombre de femmes, même mariées, à sortir du foyer et à entrer dans le champ du travail et de la vie publique." Nous ne l'ignorons pas, chères filles, mais qu'un pareil état de choses constitue un idéal social pour la femme mariée, voilà qui est fort douteux. Cependant, il faut tenir compte de ce fait. La Providence, toujours vigilante dans le gouvernement de l'humanité, a mis dans l'esprit de la famille chrétienne des forces supérieures qui sont à même de tempérer et de vaincre la dureté de cet état social et de parer aux dangers qu'il cache indubitablement. Avez-vous déjà considéré le sacrifice de la mère qui doit pour des motifs particuliers, en plus de ses obligations domestiques, s'ingénier à subvenir par un travail quotidien à l'entretien de sa famille ? Lorsque le sentiment religieux et la confiance en Dieu constituent le fondement de la vie familiale, cette mère conserve, bien plus, elle nourrit et développe en ses enfants, par ses soucis et ses fatigues, le respect, l'amour et la reconnaissance qu'ils lui doivent. Si votre foyer doit passer par là, ayez avant tout une pleine confiance en Dieu, si riche en bonté secourable pour ceux qui le craignent et le servent ; et, dans les heures et les jours où vous avez le loisir de vous donner entièrement aux vôtres, ajoutez-y, avec un redoublement d'amour, le souci d'assurer le minimum indispensable à la vraie vie de famille et, plus que cela, le souci de répandre dans le coeur de votre mari et de vos enfants de lumineux rayons de soleil qui affermissent, alimentent et fécondent, pour les temps de séparation corporelle, l'union spirituelle du foyer.

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le soleil du foyer (4ème partie)

       Mais qu'arrive-t-il si la famille se voit privée de ce soleil, si, continuellement et à tout propos, jusque dans les rapports les plus intimes, l'épouse n'hésite pas à faire sentir combien lui pèse la vie conjugale ? Où est son affectueuse douceur, lorsqu'une excessive dureté dans l'éducation, une susceptibilité mal dominée, une froideur irritée dans le regard et la parole étouffent chez les enfants l'espoir de trouver auprès de leur mère joie et réconfort ? Quand elle ne fait, hélas ! par sa voix âpre, ses plaintes et ses reproches, que jeter le trouble et l'amertume dans l'intimité de la vie familiale ? Où sont cette généreuse délicatesse et ce tendre amour quand, au lieu de créer par une naturelle et exquise simplicité une atmosphère de douce tranquilité au foyer, elle y prend des airs de dame à la mode, agitée, nerveuse et exigeante ? Est-ce là répandre les vivants et bienfaisants rayons du soleil ? N'est-ce pas plutôt un vent glacial qui gèle le jardin de la famille ? Qui s'étonnera si le mari, faute de trouver au foyer un attrait, un lien, un réconfort, le délaisse le plus possible, provoquant par là la mère à s'en éloigner comme lui, à moins que ce ne soient les absences de l'épouse qui aient préparé celles du mari ? Ainsi l'un et l'autre vont chercher ailleurs - au grave péril de leur âme et au détriment de l'union de la famille - la tranquilité, le repos, le plaisir que ne leur donne pas leur propre maison. Quelles sont les plus malheureuses victimes d'un pareil état de choses, sinon, à n'en pas douter, les enfants ?

     

       Voilà jusqu'où peut aller, épouses, votre part de responsabilité dans la concorde du bonheur familial. Si c'est à votre mari et à son travail de procurer une vie stable à votre foyer, c'est à vous et à vos soins qu'il incombe d'en assurer le bien-être et de garantir la pacifique sérénité commune de vos deux vies. C'est là pour vous non seulement une tâche que vous impose la nature, mais un devoir religieux, une obligation de vertu chrétienne, et c'est par les actes et les mérites de cette vertu chrétienne que vous grandirez dans l'amour et la grâce de Dieu.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le soleil du foyer (3ème partie)

       L'épouse est le soleil de la famille par son naturel candide, sa digne simplicité, sa parure chrétienne et honnête, aussi bien dans le recueillement et la droiture de son esprit que dans la grâce harmonieuse de son port et de ses vêtements, de son élégance et de son maintien à la fois réservé et affectueux. Sa délicatesse de sentiments, la finesse des traits de son visage, ses silences et sourires ingénus, un simple regard et mouvement de complaisance, voilà qui lui donne la grâce d'une fleur exquise et simple à la fois qui ouvre sa corolle pour recevoir et refléter les couleurs du soleil. Oh ! si vous saviez quels profonds sentiments d'affection et de reconnaissance l'image d'une telle mère et d'une telle épouse suscite et imprime dans le coeur du père et des enfants ! Anges, qui veillez sur leur maison et écoutez leur prière, répandez les célestes parfums en ce foyer de bonheur chrétien.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le soleil du foyer (2ème partie)

       L'épouse est le soleil de la famille par la clarté de son regard et la chaleur de sa parole. Son regard et sa parole pénètrent doucement dans l'âme, l'attendrissent, la fléchissent, apaisent le tumulte des passions et rappellent l'homme à la joie du bien-être et de la vie en famille, après une longue journée de labeurs professionnels incessants et parfois pénibles au bureau ou aux champs, ou après d'absorbantes affaires de commerce ou d'industrie. Un seul mouvement de son regard jette une lumière qui brille de mille reflets, et ses lèvres prononcent en un seul accent mille paroles d'affection. Son coeur de mère, les mouvements de son regard et les accents de ses lèvres créent et animent le paradis de l'enfance et rayonnent toujours d'une douce bonté, alors même qu'ils avertissent ou réprimandent, parce que les jeunes coeurs, grâce à leur sensibilité plus vive, offrent un accueil plus profond et plus intime aux commandements de l'amour.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • Le soleil du foyer (1ère partie)

       Vous êtes heureux et vous ne voyez pas de ténèbres à l'intérieur de votre foyer : votre famille a son soleil, l'épouse. Ecoutez là-dessus les paroles de la sainte Ecriture : "La grâce d'une femme fait la joie de son mari, et son intelligence répand la vigueur en ses os. C'est un don de Dieu qu'une femme silencieuse, et rien n'est comparable à une femme bien élevée. C'est une grâce au-dessus de toute grâce qu'une femme pudique, et aucun trésor ne vaut une femme chaste. Le soleil se lève dans les hauteurs du Seigneur : ainsi la beauté d'une femme brille dans sa maison bien ornée" (Si 26, 16-21).

       Oui, l'épouse, la mère, est le soleil de la famille. Elle en est le soleil par sa générosité et son dévouement, par son aide infatigable et sa vigilante et prévoyante délicatesse à procurer tout ce qui peut égayer la vie de son mari et de ses enfants : elle répand autour d'elle lumière et chaleur. L'on a coutume de dire qu'un mariage est heureux lorsque chacun des époux se propose, en s'y engageant, non pas son bonheur à lui, mais le bonheur de son conjoint ; et, si cette noblesse de sentiment et d'intention oblige les deux époux à la fois, elle n'en est pas moins avant tout une vertu de la femme. Oui, cette vertu naît avec les battements et l'intuition du coeur maternel, de ce coeur qui, s'il reçoit des amertumes, ne veut rendre que dignité et respect, tel le soleil qui réjouit de son aurore les matins de brouillard et qui dore les nuages des rayons de son coucher.

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)

  • La fée de la maison (3ème partie)

       Et lorsque Dieu dans sa bonté aura donné à l'épouse la dignité de mère auprès d'un berceau, loin de diminuer ou de détruire le bonheur du foyer, les vagissements du nouveau-né l'augmenteront, ils le transfigureront dans l'auréole divine dont les anges resplendissent dans le Ciel, car il descendra de là-haut un rayon de vie surnaturelle qui transformera les enfants des hommes en enfants de Dieu. Telle est la dignité de la maternité chrétienne. Voilà le salut de la femme mariée. Car, écrit saint Paul, c'est en devenant mère que la femme se sauvera, pourvu qu'elle persévère dans la foi, dans la charité et dans la sainteté, unies à la modestie (cf. 1 Tm 2, 15). Vous comprenez maintenant que la piété soit utile à tout, puisqu'elle a des promesses pour la vie présente et pour la vie à venir (1 Tm 4, 8), et qu'elle est, au dire de saint Ambroise, le fondement de toutes les vertus. Un berceau consacre la mère de famille ; plusieurs berceaux la sanctifient et la glorifient devant son mari et ses enfants, devant l'Eglise et la patrie. Elles s'ignorent elles-mêmes et ce sont de malheureuses insensées, ces mères qui se lamentent lorsqu'un nouvel enfant se presse contre leur sein pour y puiser un aliment de vie. Ce n'est pas aimer le bonheur de son foyer que de gémir sur la bénédiction de Dieu, alors que Dieu est là qui l'entoure et le développe. L'héroïsme de la maternité est la fierté et la gloire de l'épouse chrétienne. Quand sa maison est vide, quand il y manque la joie d'un petit ange, sa solitude se tourne en prière et en invocation à l'adresse du Ciel ; ses larmes se mêlent aux pleurs d'Anne qui, à la porte du Temple, supplie le Seigneur de lui faire don de Samuel (1 R 1).

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)