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  • Au service de la famille

       Toutefois, si absorbante que soit l'occupation qui vous tient loin des vôtres une bonne partie de la journée, vous trouverez encore à votre retour, nous n'en doutons pas, la force de rendre à votre compagne de menus services, vous conciliant par là sa reconnaissance. Une reconnaissance bien affectueuse, car il n'échappera point à votre épouse qu'il vous aura fallu, pour l'aider, vaincre la fatigue et un légitime besoin de repos. [...]

       Mais la vie de la famille connaît encore des circonstances plus difficiles, des heures mélangées de joies et de douleurs, des temps de peine et d'angoisses, de privations et de larmes : les naissances, les maladies, les deuils. Il s'agit alors de faire davantage. La mère ne pourra point ou ne pourra guère vaquer à ses diverses occupations : il faudra que tous à la maison, jusqu'aux petits, y mettent du leur, dans la mesure de leurs forces. Mais qui donc sera le premier à l'ouvrage, sinon le père, le chef de la famille ? [...]

       Ne vous arrêtez point à calculer les peines et les fatigues de votre personne, la générosité de vos efforts, pour les comparer au dévouement de votre épouse. Le véritable amour ne connaît pas de ces calculs ni de ces comparaisons : il se donne, estimant que ce qu'il fait pour la personne qu'il aime n'est jamais assez. [...]

      

       D'où vient à l'époux sa joie, sa fierté de père, sinon de la maternité de la femme ? Pourra-t-il donc jamais oublier les peines et les douleurs de son épouse, les dangers où l'expose la maternité et les sublimes sacrifices alors parfois exigés de la mère ? Et là où l'instinct et l'amour maternels ont tout accepté sans compter, se permettra-t-il, lui, dans son amour d'époux et de père, de marchander son dévouement ?

     

     

    (Le mariage chrétien, Pie XII)