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  • Robert Louis STEVENSON

    L'île au trésor

    Au XVIIIe siècle, une bonne histoire de pirates et d'un trésor caché, à la recherche duquel des gentlemen anglais vont partir, affrontant les inévitables dangers de ce genre de quête. Attaques, suspense et bravoure sont au menu, accompagnés d'un vocabulaire soutenu, de par ses références anglo-saxonnes ou propres à la marine. Une histoire trépidante au rythme assez soutenu (le livre n'est pas très long).

    Plutôt adapté à un adolescent pour profiter réellement de l'histoire, de la complexité du vocabulaire, et ne pas être trop marqué de la violence (eh oui c'est une histoire de pirates, pas de poupées), présente mais sans complaisance.

     

    La flèche noire

    Pendant la guerre des deux roses en Angleterre, un jeune chevalier découvre la traitrise de son tuteur, en cette période trouble où l'opportunisme règne au gré des changements de la couronne. Il devra faire preuve de la plus grande fidélité à ses engagements et à son amour. A noter la présence d'un clerc parmi les traitres.

     

     

  • Michel TOURNIER - Le roi des Aulnes

    Ce livre est symbolique. Il a été adapté en film par Volker Schlöndorff. Film assez neutre, montrant un personnage un peu simple et étrange, qui se retrouve par les coups du hasard parmi les adultes choisissant les jeunes élus devant poursuivre leur éducation dans un camp de jeunesse nazi. Le personnage principal meurt dans le lit d'un cours d'eau en sauvant sur ses épaules un petit garçon juif qui avait trouvé refuge dans le grenier du camp nazi. Voilà pour l'intrigue générale du livre, à laquelle se borne le film.

    Et c'est bien là que se trouve le problème. L'auteur est connu (par ex. "Vendredi ou la vie sauvage"). Des parents connaissant le film, de visu ou par ouï-dire, trouveront tout-à-fait positif qu'un de leurs enfants se plonge dans la lecture d'une aventure un peu originale, et qui se termine en acte de bravoure.

    Mais le livre est beaucoup plus complexe que cela. Abel Tiffauges, garagiste de son état, a une personnalité torturée. Quitté par sa maîtresse, il va se prendre de « passion » pour les enfants, restant des heures à les observer et même enregistrer leurs jeux dans la cour de l'école. Il finira par proposer à une enfant de la ramener chez elle... L'enfant en question terminant agressée entre le lieu où il la dépose et son domicile, a priori non par lui, mais elle le désigne comme coupable. Dès le départ, une sensation étrange s'empare du lecteur autour de cette « passion »... décrite de façon non perverse, mais... qui ne laisse pas paisible. Nous passerons rapidement sur les différentes étapes du développement de la personnalité du personnage, des considérations philosophiques sur les excréments aux fortes évocations symboliques liées aux relations humaines, aux mythes germaniques (certes amenées de façon parfois très subtile et profonde).

    L'ensemble laisse un arrière-goût glauque au lecteur catholique. La fascination pour la petite du début finit dans le camp nazi dans des descriptions attentives et tout aussi fascinées des jambes des jeunes garçons. Et l'apothéose en sauvetage du petit Juif ne suffit pas à balayer le malaise produit par des évocations, certes très subtilement dosées, mais qui demeurent dérangeantes tout au long du livre. En aucun cas à mettre dans les mains d'un adolescent, voire d'un catholique. Tout y est très subtil, mais fondamentalement... malsain.

  • Mark TWAIN - Les aventures de Tom Sawyer

    Les parents nés avant 1980 auront peut-être connu un dessin animé détaillant les aventures de ce garnement qui « aime l'école, surtout quand elle est loin » et incarnerait l'esprit de liberté américain. Oui, mais... les souvenirs d'enfants sont-ils de bon conseil ?

    Disons-le tout de suite, l'auteur se prémunit dans la préface contre d'éventuels lecteurs grincheux en les renvoyant à leurs souvenirs d'enfance pour ne pas juger trop sévèrement Tom. Principe de morale relativiste qui entre bien en matière.

    Les aventures de Tom Sawyer nous exposent donc par le menu comment un jeune garçon élevé par sa tante n'écoute jamais ses conseils, évite les obligations et punitions en s'échappant en courant ou en mentant, en faisant faire ses corvées par les autres, redoute l'école religieuse du dimanche encore plus que celle de la semaine... A aucun moment le lecteur ne peut avoir l'impression que Tom regrette sincèrement son comportement et cherche à s'en amender.

    Il se met en danger en partant avec deux copains sur une île voisine pendant plusieurs jours « jouer les pirates ». Tous le croient mort noyé dans le fleuve, et il trouve particulièrement théâtral de refaire surface au beau milieu de l'office funèbre célébré pour eux. Il espionne des brigands en pleine nuit (eh oui, pourquoi resterait-il tranquillement dans sa chambre la nuit ?) et devient le témoin d'un meurtre. La dernière aventure le voit se perdre pendant plusieurs jours avec sa petite copine Becky dans une profonde caverne aux dédales interminables. Encore une fois ils sont crus morts et il revient comme une fleur un beau matin, très fier de s'en être sorti, mais se promettant de bien garder secrète la sortie de la caverne pour pouvoir y mener des actions de brigandage quand il sera plus grand. Faut-il préciser que le premier baiser de Tom et Becky avait été imposé de force à la petite dans les premiers chapitres de l'histoire, lui assénant comme argument que « tous les amoureux font cela » ?

    Bref, Tom finit riche d'un trésor retrouvé dans la caverne, mais en aucune façon enrichi d'une quelconque vertu que ses aventures lui auraient enseignée... Le remords et l'honnêteté sont décidément absents de ce livre. Une dernière teinte générale : à aucun moment n'est signalé l'âge que peuvent bien avoir les enfants... on peut supposer plus de 10... mais 12, 14 ? davantage ? Avouons que cela colore différemment le récit, en pire !