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Famille et Tradition - Page 5

  • Les dons du sacrement de mariage.

    Le Christ à la mère de famille :

     

       As-tu alors pensé à ce don qui vous est offert constamment par ce sacrement de votre union ? Il est à votre disposition en permanence pour être une source de grâces de lumières et de forces dans vos devoirs d'état, d'époux et de parents. A cause même des exigences de ces devoirs, qui te retiennent à la maison, il ne t'est pas toujours possible d'aller à l'église pour y recevoir les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie dont tu as cependant tant besoin. Mais as-tu suffisamment songé jusqu'ici à ce sacrement de mariage qui t'accompagne partout et qui est une source de grâces toujours ouverte et prête à couler dans vos deux âmes ?

       Que faire alors pour boire à cette source et recevoir d'elle l'eau vive des grâces que J'y répands pour vous ? Etre en état de don l'un à l'autre pour vous exprimer votre amour, quelle que soit la forme de don..., dominer toutes les tentations d'égoïsme, de repliement sur soi, qui sont la négation du don..., être disponible à l'occasion du don, que vous offrent les circonstances courantes de votre vie conjugale, pour témoigner de votre amour et le renforcer chaque jour davantage, oui, toutes occasions, les plus simples : un sourire, une marque de tendresse, un acte de dévouement, un service, bref tous les gestes et petits sacrifices que dicte l'amour sincère et profond. [...]

     

    (Maternité, dix méditations pour les mamans. Mgr Guerry, pour les maternités catholiques.)

  • Volonté de Dieu le Père pour une mère de famille.

    Dieu le Père à la mère de famille :

     

       Ma fille, ne mets pas de compartiments dans ta vie : d'un côté tes devoirs envers Dieu ; de l'autre, tes devoirs de ménagère, d'épouse, de mère, de travvailleuse.

       Tes devoirs envers Moi ne sont pas à côté de tes autres devoirs ; ils ne sont pas séparés d'eux. Qu'est-ce que je veux? C'est que tu accomplisses très bien tes devoirs d'état partout et sous toutes les formes. [...]

       Faire ton ménage, ta cuisine, tes racommodages, ta lessive, tes achats, tes travaux divers... te donner aux tiens, à ton mari, à tes petits... leur donner ce qu'ils attendent de toi... ces mille petites choses qui remplissent tes journées : voilà la matière de la vie chrétienne! [...]

       C'est dans, et par ta vie réelle avec toute son apparente banalité et ses monotones répétitions chaque jour de l'année, que tu accompliras Ma volonté sur toi, et deviendras une sainte chrétienne.

      La sainteté n'est pas dans des actions extraordinaires. elles sont rares dans une vie humaine.

       La sainteté consiste à faire, avec un grand amour de Ma volonté, les très petites choses de son devoir d'état.

     

    La Sainte Vierge à la mère de famille :

     

       Ma fille, tu te demandes comment il faut accomplir tes devoirs d'état pour vivre une vie vraiment chrétienne. C'est beaucoup plus simple que tu ne le supposes.

       Il te suffit de porter constamment en ton âme le souci de faire à la perfection, aussi bien que tu le peux tout au moins, les différents devoirs qui se présentent pour faire plaisir à ton Père du Ciel.

       Tu es devant ton fourneau pour faire ta cuisine ; or, il y aune manière de préparer très bien les repas pour les tiens... mais il y en a aussi une autre qui n'est pas bonne, celle où l'on est négligente, nonchalante, ne faisant les choses que pour s'en débarrasser et en s'épargnant des efforts qu'on juge trop pénibles à la nature. [...]

       Ne cherche pas loin, ni hors de ta maison les moyens de devenir une sainte épouse, une sainte mère. [...]

       J'ajoute un conseil de Mère : ma fille, pour faire bien comme il faut tout ton devoir d'état, fais-le avec entrain, avec bonne humeur, dans la joie...

     

    Le Christ à la mère de famille :

    [...] Tu es étonnée... Tu te demandes ce que cela peut bien faire à Mon Père, que tu prépares bien ou mal tes repas... il y a même des esprits orgueilleux qui s'indigneraient de nous entendre parler de ces modestes choses et d'y mêler la religion.

       Pour eux, la religion est comme un bel habit qu'on prend le dimanche ou en certaines circonstances pour honorer Dieu. Ils ne l'honorent que du bout des lèvres. Les Pharisiens agissaient ainsi. J'ai changé tout cela. J'ai résumé toute la religion en ces mots : "Vous adorerez le Père en esprit et en vérité : ce sont de tels adorateurs que le Père demande." [...]

       Lorsqu'une chrétienne fait tout ce qu'elle peut pour bien accomplir son devoir d'état, même si elle a des faiblesses de nature, ses défauts de caractère qu'elle cherche à combattre, qu'elle demeure en paix! C'est sa disposition que le Père regarde avec toute Sa Miséricorde.

     

    (Maternité, dix méditations pour les mamans. Mgr Guerry, pour les maternités catholiques.)

  • Impossibilité de prier?

       Une autre source d'inquiétude : la prière. "Je ne peux pas prier", dites-vous presque toutes, avec un ensemble touchant. Evitez cette plainte désespérée, car vous le savez, c'est à la prière que toute la vie est suspendue : la vérité de vos gestes et de vos pensées, la qualité de vos sentiments, dépendent de ce mystérieux regard de l'âme vers Dieu : Dites-moi comment vous priez, je vous dirai qui vous êtes.

       De graves personnes vous ont dit qu'il fallait prier pendant vingt minutes par jour. Facile à dire, Messieurs ! Ce minutage me paraît pécher à la fois par excès et par défaut, car Notre Seigneur dit qu'il faut prier sans cesse. - Ah ! voilà bien le comble ! direz-vous. Il nous est impossible de faire vingt minutes d'oraison par jour, et pour parer à cette impossibilité on nous dit qu'il faut que nous priions sans cesse ! Sommes-nous donc des carmélites pour faire ainsi descendre le ciel sur la terre?

     

       En réponse à cette épreuve de la prière impossible, il n'est que de retourner à une prière possible, qui est la seule vraie : une prière intérieure, si profonde, si intime, que rien ne saura l'empêcher de sourdre au fond de l'âme. A la limite, la souffrance de ne pas pouvoir prier a déjà valeur de prière ; c'est ce gémissement inénarrable du Saint-Esprit, dont parle saint Paul. Il n'est pas nécessaire que cette plainte douce et amoureuse soit toujours formulée. Il suffit qu'elle vous suive tout le long du jour et qu'elle jaillisse parfois comme un appel spontané. En bref, tenir pour certain que la meilleure prière est celle où nous avons le moins de part, cette prière "brève et pure" faite d'élans furtifs, d'invocations et d'oraisons jaculatoires qui, d'heure en heure, donne à vos journées un parfum de ciel. Par-dessus toutes les formes de prières, si nobles soient-elles, il faut donc considérer comme essentielle et toujours possible l'union à Dieu intérieure (sans parole) douce, paisible, affectueuse, filiale, qui est la respiration de l'âme.

     

    (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard, m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)

  • La famille bénédictine

       Ayez confiance dans cette disposition mystérieuse de la Providence qui multiplie autour de vous les exemples de grandeur dans l'ordre familial : Dieu a commencé le salut du monde par une famille, et quand il voulut évangéliser l'Europe, aux premiers siècles de l'Eglise, il eut de nouveau recours à une structure familiale avec Benoît de Nursie, héritier des vertus austères du patriciat romain. Ses disciples ont implanté des monastères dans tous les pays d'Occident. Ces communautés offraient le spectacle d'une famille heureuse, rassemblée autour du gouvernement paternel de l'abbé, où fleurissaient les vertus qui feront la civilisation chrétienne ; entre autres, une piété filiale affectueuse et tranquille, empreinte de douceur et de gravité, toute orientée vers le ciel. Les barbares se sont convertis et civilisés en regardant prier et travailler les communautés monastiques. C'est la règle de saint Benoît qui a inspiré l'art de vivre en société, l'humilité et la courtoisie, l'amour du travail bien fait, le sens de la justice et jusqu'au gouvernement des princes. Combien de familles puisent dans la Règle bénédictine un style d'éducation marqué par la paix, l'hospitalité, la concorde et les relations confiantes entre parents et enfants, dans une atmosphère de prière où tout est référé à la Seigneurerie de Dieu, premier servi?

       Tant et de si beaux témoignages vous sont donnés pour affermir votre confiance en la sainte Providence de Dieu, et vous permettre de faire de vos familles de petits fortins ; ou mieux, des maisons de prière et de charité, à la fois accueillantes et douées de remparts, où viendront se briser l'esprit du monde et sa malice ; tandis que de pauvres hommes, déçus par ses promesses fallacieuses, découvriront sous votre toit, dans un émerveillement grandissant, le vrai sens de la vie.

     

    (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard, m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)

  • Les litanies de Sainte Monique.

     Sainte Monique, modèle des femmes chrétiennes, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui avez obtenu par votre exemple et vos prières la conversion de Patrice, votre époux, priez pour nous.

    Sainte Monique, modèle des veuves chastes et pieuses, priez pour nous.

    Sainte Monique, modèle des mères chrétiennes, priez pour nous.

    Sainte Monique, mère de saint Augustin, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui avez tant pleuré sur ses égarements, priez pour nous.

    Sainte Monique, si persévérante dans vos ardentes prières pour sa conversion, priez pour nous.

    Sainte Monique, aussi ardente que zélée dans la poursuite de cette âme chère, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui étiez la sauvegarde de votre fils absent, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui avez obtenu la guérison d'une maladie mortelle, priez pour nous.

    Sainte Monique, à qui il a été accordé que l'enfant de tant de larmes ne pérît point dans ses erreurs, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui avez eu la consolation de le voir converti et fidèle, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui vous êtes saintement entretenue avec lui des choses du ciel, priez pour nous.

     Sainte Monique, qui vous êtes pasiblement endormie dans le Seigneur après avoir accompli les travaux de votre maternité, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui ne pouvez refuser votre suffrage aux mères qui pleurent comme vous, priez pour nous.

    Sainte Monique, qui avez secouru plusieurs dans leurs angoisses, priez pour nous.

    Daignez préserver l'innocence de nos jeunes enfants, nous vous en prions, sainte Monique.

    Daignez redoubler de prières pour les jeunes gens exposés aux séductions du monde, nous vous en prions, sainte Monique.

    Demandez qu'ils ne restent pas sourds aux conseils de leur mère ni insensible à sa douleur, nous vous en prions, sainte Monique.

    Demandez pour toutes les mères chrétiennes la grâce d'accomplir saintement leur mission, nous vous en prions, sainte Monique.

    Daignez les recommander à la Très Sainte Vierge, mère des mères et des enfants, nous vous en prions, sainte Monique.

    Daignez intéresser votre fils saint Augustin au salut de nos enfants, nous vous en prions, sainte Monique.

    Glorieux fils d'une si sainte mère, saint Augustin, priez pour nous.

     

    Prions.

       O Dieu, qui avez eu pitié des larmes de sainte Monique et qui avez accordé à ses ardentes prières non seulement la conversion de son fils, mais son éclatante sainteté, faites que nous Vous implorions pour nos enfants avec tant de foi et d'humilité que nous obtenions comme elle leur salut et notre propre sanctification. Nous vous en prions par Notre Seigneur Jésus-Christ.

  • Prière pour l'enfant égaré.

       Voici, dans le secret de son coeur, la prière qu'une mère de famille fit un jour pour son enfant égaré:

     

       "O Jésus, Vous qui avez rendu à la veuve de Naïm le fils unique dont elle pleurait la perte : Vous qui, dans la parabole de l'enfant prodigue, avec montré une si tendre miséricorde pour les enfants qui s'égarent ; daignez rappeler et ramener le mien, malheureusement entraîné loin de Vous, loin de moi, loin du devoir. Mon pauvre enfant ! O mon Dieu, je Vous en supplie, je Vous en conjure avec larmes : ouvrez ses yeux, touchez son coeur, brisez ses liens, donnez-lui du courage ; qu'il revienne aux pures affections de la famille ; qu'il se jette entre Vos bras comme un autre Augustin ; qu'il embrasse Vos pieds sacrés comme Madeleine repentante. Hélas ! et si devant Vos yeux, auxquels rien n'est caché, ô mon Dieu, je portais la terrible responsabilité des égarements que je déplore ; si par négligence ou une coupable faiblesse j'avais d'abord laissé grandir et se développer dans l'âme de mon fils des germes dangeureux ; si, plus tard, j'avais en quelque sorte autorisé ses désordres par la légèreté de mes paroles ou de ma conduite ; ô Seigneur, laissez-Vous toucher par une punition si cruelle ; voyez mon repentir, la douleur qui expie mes fautes ; pardonnez-nous à tous les deux et attachez-nous à vous pour jamais. ainsi soit-il."

     

    (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard, m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)

  • "Qu'est-ce qu'une mère chrétienne?" Mgr d'Hulst.

    A la question : "qu'est-ce qu'une mère chrétienne", Mgr d'Hulst, un grand prélat de la fin du siècle dernier, répondait : "C'est celle qui fait de la maternité un sacerdoce, qui verse la foi avec son lait dans les veines de son enfant. C'est celle qui apprend aux petites mains à se joindre pour la prière, aux petites lèvres à bégayer les noms bénis de Jésus et de Marie. C'est la mère qui sait caresser et punir, se dévouer et résister. Plus tard, c'est la femme jouyeusement sacrifiée qui abdique, au profit d'une sujétion austère, les satisfactions de la vanité ou du plaisir, qui préfère, à la capricieuse liberté du monde, la volontaire servitude du foyer. Cette mère-là sera qualifiée pour enseigner un jour à sa fille la modestie et le dévouement, pour inculquer à son fils, l'amour des vertus viriles et la noble passion du devoir."

     (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)

  • Le père, chef de prière.

     Enfin il faut redonner ses droits à la prière en famille, où les enfants prient avec leurs parents. Laissez si possible le père entonner les premiers mots, afin de lui laisser sa place de chef de la prière : à vous de créer le climat qui la rendra posible. Vous verrez alors avec quelle aisance les enfants se meuvent au plan des réalités surnaturelles, et cela vous récompensera de bien des sacrifices.

     (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)

  • Les trois voeux de religion.

       S'il vous plaît, ne considérez pas les trois voeux de religion comme sans rapport avec ce que vous vivez. Ces moyens ont été institués pour dégager les âmes et les attacher irrévocablement à Dieu ; transposez-les dans votre vie personnelle, adoptez-en l'esprit. Voyez dans les trois voeux de Religion des analogues de ce que vous vivez : Pauvreté, Chasteté et Obéissance ! Est-ce que ces trois liens sacrés ne vous ont pas attachées vous aussi à Dieu, selon un mode très profond et très particulier ? Voyez comment s'atténuent au coeur d'une mère, l'appât du gain et le goût avaricieux des richesses. Cette course à l'argent n'a-t-elle pas fait place à la hantise de répandre sur de jeunes têtes ce qu'on ne désire plus pour soi ? Mères généreuses, oublieuses de vous-mêmes, qui pensez à vêtir et à distribuer ; femmes toujours debout quand le mari et les enfants sont assis, où est donc votre avarice ? Vos enfants ne sont-ils pas votre seule richesse ? Et que dire de leur âme que vous apercevez parfois d'un regard furtif, au détour d'une allée, avec une puissance d'intuition dont vos amis les prêtres sont parfois émeveillés !

       Puis voyez quel apaisement des passions charnelles vous offrent ces maternités successives, et combien le désir de plaire, de se faire centre, et d'attirer sur vous seules la faveur des hommes, ont fait place à d'autres caresses, celles que vos enfants réclament, et dont le souvenir les suivra toute leur vie. Caresses chastes et discrètes où passe toute la tendresse de Dieu. Quant à l'obéissance, avouez que vous ne le cédez en rien à la plus observante des soeurs de Charité. Qui ne voit dans quelle implacable sujétion vous fixe le soin des enfants : la journée réglée de cette petite troupe en marche, avec son horaire strict des repas, des classes et des jeux, ne vous laisse pas une minute. Quelle meilleure garantie de faire la volonté de Dieu et non la vôtre?

     (Mères de famille, ayez confiance. Par Dom Gérard m.b. - Itinéraires, Chroniques & Documents.)